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18 avril 2008

Arrivee a Quito

Nous arrivons dans la capitale equatorienne le 16 avril, en debut d´apres-midi, apres avoir survole la ville qui se niche au creux de nombreuses montagnes et volcans.

Fini l´Amerique du Nord et les rues paralleles de San Francisco, les copieux Hamburgers et l´accueil chaleureux des San Franciscains et des habitants de Sausalito...

Bienvenue a Quito en Equateur !!! Bonjour les nombreux taxis jaunes, les papas fritas et milanesa de pollo !!! Le soleil et la chaleur sont au RDV alors que la meteo nous annoncait des trombes d´eau et 10 degres.

Nous trouvons un hotel sur la Plaza San Blas, toute proche de la vieille ville. Cette derniere est classee au Patrimoine Mondial de l´Humanite (Unesco) et nous ne tardons pas a aller nous y promener. Nous degustons nos premieres "empanadas" (fiche recette a venir) avant de nous lancer a la decouverte de superbes monuments : religieux, culturels, administratifs... qui donnent aux rues montantes et descendantes tout leur charme. Pas etonnant que nous soyons un peu essouffles lors de cette premiere promenade, Quito se situe a 2800 metres d´altitude !!!

Jeudi 17 avril, nous emergeons de notre nuit de sommeil vers... midi !!! Et oui ca fatigue les voyages en avion... et peut-etre que le decalage horaire avec l´Asie se fait encore sentir. Bref, nous repartons direction la vieille ville pour poursuivre notre visite. Nous mangeons un morceau dans un petit retaurant avant de nous rendre au Centre Culturel Metropolitain qui propose differentes expositions d´art contemporain, a juste 3 minutes de marche du retaurant. Alors que nous nous promenons parmi les differentes pieces, je remarque tout d´un coup que notre cle de chambre -qui etait dans ma poche fermee- a disparu... panique, rien dans le sac, non, on ne l´a pas changee de place... On nous l´a volee !!! C´est impossible, je l´avais encore en sortant du restaurant !!! En trombe nous quittons le Musee pour regagner l´hotel au plus vite, avant que notre chambre ait ete "visitee"...
Nous arrivons et trouvons la porte fermee, le responsable nous l´ouvre... tout est la... OUF !!! Nous avons eu de la chance... maintenant c´est sur : RIEN dans les poches.

Apres nous etre remis de nos emotions, nous repartons (poches vides) pour visiter plusieurs Musees. Tout d´abord celui de Camilo EGAS, avec des toiles representant des "indigenos", puis nous visitons le Monastere de San Augustin, tres vaste, comprenant un beau patio et une salle consacree a l´art religieux, plutot glauque... vive les Christ ensanglantes agonisants sur la croix, brrr !!!

Vendredi 18 avril, nous nous levons tot pour nous rendre a "La Mitad del Mundo" -la moitie du monde- afin de fouler du pied la ligne de l´Equateur (qui se trouve en fait quelques 200m plus loin que le site touristique la symbolisant...). Le site, a environ 1h de bus du centre de Quito, represente le passage de la ligne tracee au sol, ainsi qu´un Musee ethnographique et differents pavillons d´exposition. Celui de la France est particulierement interessant car il retrace toute l´histoire des missions francaises envoyees ici en Equateur pour mesurer l´axe de la celebre ligne.
Plus interessant encore, le petit Musee Quisato, tenu par des "scientifiques independants" nous donne la reelle situation de la ligne de l´Equateur, qui passe sur la montagne Catequilla, sur un site historique vieux de plusieurs milliers d´annees. Ce site, concu par les hommes sans aucun outil moderne de calcul, juste avec l´observation du ciel et des etoiles, se situe exactement au passage de la ligne de l´Equateur. De ce site, differents axes ont ete traces tels les solstices, les equinoxes, etc... et sur ces axes se trouvent de tres nombreux sites historiques et villes, montrant l´importance de ce lieu sacre.
Notre guide nous explique la signification du mot Ecuador (Equateur) = egalite, equilibre du monde et entre les Hommes. Pour lui, la ligne de l´Équateur est une ligne qui "unit" et non "separe" deux hemispheres, qui unit les Hommes, fait une sorte de balance dans le monde... On sent un esprit scientifico-philosophe tres actif !!!

Notre apres-midi se deroule a la Maison de la Culture Equatorienne, qui comporte un tres grand Musee sur l´histoire du pays, les arts premiers, etc... bien fourni mais un peu sombre.

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25 avril 2008

Marche d´Otavalo... et le début des galeres

Le billet a ete long a venir, mais le voila.

C´est en revenant Samedi 19 du marche d´Otavalo, repute pour etre le plus colore d´Amerique du Sud, que nous nous sommes fait voler dans le bus notre appareil photo, la CB de Jean-Pascal, mes derniers travellers cheques, du liquide et les 2 ensembles collier + boucles d´oreilles qui nous venions tout juste d´acheter. Le bilan est lourd, mais dans notre malheur, nous avons de la chance... les voleurs ont miraculeusement oublie ma CB, et tous nos papiers d´identite sont la.

La journee semblait ecrite pour etre maudite : apres 3 jours de beau temps, la pluie nous est tombee dessus tout juste a notre sortie du bus, a peine arrives a Otavalo. Nous avons parcouru les allees du marche sous la pluie, proteges par nos ponchos de pluie, avant de nous abriter dans un petit restaurant pour manger un morceau. Toujours sous la pluie, nous repartons dans les allees du marche ou les baches recouvrent la plupart des stands. Nous tombons sur un bel ensemble de colliers et boucles d´oreilles en terre emaillee, et craquons pour 2 parures, avant de prendre le chamin de la gare routiere ou nous sautons dans le 1er bus en partance pour Quito.

Nous avions le sac entre les jambes, et il n´a pas bouge du trajet. Ce n´est qu´une vingtaine de minutes avant d´arriver a la gare routiere de Quito que nous constatons le vol, et les voleurs sont deja descendus du bus depuis longtemps.

Nous regagnons l´hotel le plus vite possible afin de faire opposition sur la CB de Jean-Pascal, ce qui est fait dans les 3 minutes... et annuler les travellers cheques. A ce stade nous ne savions pas encore que notre appareil photo avait lui aussi ete derobe, tellement paniques que nous etions par la CB derobee.

Inutile de vous dire que lorsque nous avons decouvert tout ce qui nous avait ete derobe, notre moral deja pas bien eleve a chute de tres haut jusqu´au fond des chausettes...

Apres presque 7 mois de voyage sans un seul accros, nous pensions etre inattaquables, que ce genre de choses ca n´arriverait qu´aux autres... et bien non. Un gout amer dans la bouche, nous ne savons pas quoi faire. Notre esprit serein s´est fait la belle avec nos objets voles, et la peur s´est infiltree au fond de nos tripes. Comment continuer a voyager avec la peur au ventre ?

A l´hotel une francaise a qui il est arrive la meme chose quelques mois avant (ici aussi) esssaie de nous faire relativiser... mais la douleur est trop vive, les faits encore trop proches, nous voulons juste etre tranquille, sans morale a entendre.

La nuit venue, nous dormons peu et entamons le dimanche 20 toujours autant demoralises. Nous allons porter plainte au commissariat, faisons notre deposition et sommes de retour vers midi a l´hotel pour un RDV MSN avec nos parents, afin de leur exposer la situation et voir ensemble ce qu´on peut faire. Leur parler nous fait du bien, mais le flou est toujours dans nos esprits. Nous pensons meme a rentrer. Nos parents nous aident a relativiser meme si ca n´est pas evident du tout. D´accord cela reste du materiel, mais racheter un appareil (en trouvera-t-on seulement un ici ?) pour continuer notre voyage pesera lourd dans notre budget... il faut reflechir aux differentes solutions qui s´offrent a nous.
Envoyer un appareil de France, pourquoi pas, mais comment etre sur que le colis arrivera bien a destination ?... C´est trop risque. De toute facon, pour le moment, nous ne savons pas ce que nous voulons : rentrer ? sauter l´Equateur et aller directement au Perou ou en Bolivie ???

L´apres-midi passe et le moral refait un peu surface... rentrer serait vraiment dommage. Elena, croisee sur MSN quelques heures avant, nous l´a aussi fait comprendre... Elle qui est a Mexico actuellement s´est meme proposee de nous envoyer son appareil photo... Un grand merci ma doudou !!! Remy, que nous croisons aussi sur MSN, fait jouer ses relations pour nous donner l´adresse d´une personne a joindre en  Equateur qui travaille a l´alliance francaise... Encore merci cropin !!!

Vers la fin de la journee, c´est decide, nous ne rentrerons pas. Reste a regler le probleme de l´appareil photo. Nous verrons cela demain, apres etre passes a l´ambassade de France...

Lundi 21, direction l´ambassade de France. Nous leur expliquons notre situation, qui est monnaie courante ici... et leur demandons si nous pouvons profiter de la valise diplomatique pour faire expedier la nouvelle carte banquaire de Jean-Pascal, et eventuellement un appareil photo depuis la France. La personne en poste nous explique que la valise diplomatique est un service independant d´eux, et que si nous voulons utiliser ce service, c´est a une personne de notre connaissance en France de faire le necessaire pour expedier ce qu´on attend avec ce service (dont les bureaux sont sur Paris...). Elle nous conseille plutot d´avoir recours a un transporteur prive qui fera livrer la CB directement a l´ambassade. Bon. D´accord. Par contre pour l´appareil photo c´est toujours le meme probleme.

Nous decidons d´aller jeter un oeil dans les quelques centres commerciaux de la ville -indiques par le responsable de l´hotel- ou nous serions susceptibles de trouver des appareils photos. Pour moi la solution la plus simple (et peut etre la moins chere, car les colis via transporteurs prives coutent relativement chers) serait d´acheter un appareil sur place, encore faut-il en trouver un. Car niveau vetements, telephones portables et autres boutiques de beaute, pas de soucis... les etages des centres commerciaux en sont remplis, mais niveau appareils photos, c´est beaucoup moins evident. Trois modeles se battent en duel... on dirait que SONY a eu un contrat d´exclusivite avec l´Equateur, il n´y a que ca... et des modeles vraiment pas interessants.

Finalement, apres avoir ecume 3 centres commerciaux, notre meilleure trouvaille s´est trouvee etre un CANON, qui accepte la carte memoire qui nous reste (l´autre etant partie avec l´appareil photo), et possede de bonnes caracteristiques. Nous allons dans un cyber cafe rediscuter avec nos parents de ce que nous venons de trouver, et apres moultes reflexions collectives, nous decidons d´aller acheter le CANON.
Voila, comme ca, c´est regle, pas de probleñe de colis qui serait perdu ou qui n´arriverait pas...

Nous rentrons a l´hotel en taxi, et passons le reste de la journee a etudier la notice de notre nouvel appareil photo.

Mardi 22, nous sortons faire des essais photos dans la vieille ville, en scrutant du regard toutes les personnes qui oseraient nous coller un peut trop... Mais non, nous ne sommes pas paranos... presque !!

Nous attendons maintenant l´arrivee de la CB de Jean-Pascal, dans les jours qui viennent, avant de partir de Quito ou la pluie tombe tous les jours... Nous en profitons pour faire une cure de sommeil, mais avons tout de meme hate de bouger un peu.

Merci a vous, papas et mamans, de votre soutien...
Un grand merci aussi a Elena, Remy, Audrey et Batiste qui ont ete presents dans cette etape galere...

Nous vous tenons au courant...

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07 mai 2008

Ca y est !!!

Oui, CA Y EST !!!! Apres presque 3 semaines d´attente sous la pluie quotidienne de Quito, la nouvelle CB de Jean-Pascal est enfin arrivee, lundi (hier), par une exceptionnelle journee ensoleillee... Nous sommes donc prets a poursuivre notre periple, et mettons le cap vers Baños, dans les montagnes... A tres vite ! Anne et Jean-Pascal

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08 mai 2008

Banos

C’est avec grand plaisir que nous quittons les murs de Quito pour rejoindre Banos, petite ville de montagne nichée au pied du célèbre volcan Tungurahua, encore en activité... Entourée de verdure, Banos offre de nombreuses possibilités d’occupation : ses alentours, propices à des balades variées dans une nature préservée, ses bains (traduction du nom de la ville) froids, tièdes et chauds sont appréciés par les marcheurs en fin de journée... Du côté culinaire, on trouve à Banos une spécialité locale qui comblera les petits creux des gourmands : c’est une sorte de friandise sucrée, réalisée à la main. La pâte de sucre est travaillée, étirée à la main, à l’aide d’une sorte de morceau de bois accroché à l’embrasure des portes des boutiques qui vendent cette spécialité. L’artisan “sucrier” travaille la pâte à mains nues, sans pour autant s’en mettre partout... C’est impressionnant de voir les gestes sûrs s’enchaîner dans un rythme soutenu. Au final, le bonbon ressemble  à une sorte de caramel, mou quand il vient juste d’être travaillé, et de plus en plus dur au fur et à mesure que l’on attend : attention aux dents !!!

Nous avons de la chance, le beau temps est avec nous ! Cela nous change des averses quotidiennes de Quito... Nous profitons donc de notre première journée pour aller explorer les environs. Nous décidons de nous rendre au Mirador de Bellavista qui surplombe Banos. Ça fait du bien de bouger un peu, après trop d’heures d’inactivité passées à Quito... Les jambes sont un peu rouillées mais elles ne tardent pas à se réhabituer !!! Nous admirons la ville d’en haut, puis continuons plus haut afin de trouver un endroit propice à notre pique-nique. Nous nous installons devant le splendide panorama de Banos en contrebas, entourée de montagnes verdoyantes... Un peu plus haut, accroché à flan de montagne, se trouve un café où nous décidons d’aller boire une boisson chaude. “El cafe del cielo” = Le Café du Ciel, bénéficie d’une superbe situation : une vue vertigineuse sur la ville de Banos quelques centaines de mètres plus bas, il ne faut pas avoir le vertige ! Alors que nous gravissons les dernières marches menant au café, nous sommes accueillis par une grosse caméra, braquée sur nous... Un peu gênés, nous nous dépêchons d’entrer à l’intérieur où nous nous installons à une table presque perchée au-dessus du vide. Très vite une personne vient nous voir pour nous demander “une faveur”... En espagnol :
“Bonjour, vous comprenez l’espagnol ?”
“Oui...”
“Voilà, nous avons une faveur à vous demander... accepteriez-vous de servir de modèles pour la réalisation du film promotionnel sur “El Cafe Del Cielo” (qui vient tout juste d’ouvrir) ?”
“Heu... mais qu’est-ce qu’on doit faire ?”
“Rien !!! Juste profiter du paysage en sirotant des cocktails !”
“Des cocktails ! Mais...”
“Ne vous inquiétez pas, c’est offert !”
(Consultation rapide entre nous...)
“Bon, ok, pourquoi pas !!!”
Nous voici donc partis dans une aventure imprévue, mais pas du tout déplaisante !!! Nous suivons les directives des responsables du café qui nous disent où nous asseoir, le cameraman donne lui aussi son avis... Les cocktails sont apportés -super, une pinacolada !!!- et ça y est, nous dégustons tranquillement nos verres face au paysage vertigineusement grandiose qui s’étale devant nos yeux... ahhh c’est trop dur la vie !!! La même scène ensuite mais à l’intérieur du café, avec les cocktails, et puis...
“Qu’étiez-vous venu consommer ?”
“Des cafés latte s’il vous plaît !”...
Et c’est reparti avec des belles tasses de café latte... Et on regarde le paysage, on boit en essayant de ne pas se brûler ou de renverser notre tasse...
Ça y est, le film est dans la boîte ! Je ne sais pas si nous le verrons un jour, mais en tout cas nous avons bien profité de ce moment imprévu !!!

Après ce petit divertissement plutôt agréable, nous allons jeter un coup d’oeil au bel ensemble hôtel, piscines et spa qui se trouve juste derrière le café. “La Luna Runtun” est une hacienda qui propose depuis environ 18 ans un service hôtelier de qualité, reconnu dans tout le pays comme l’un des meilleurs... Nous nous contenterons de baver devant les piscines avec vue sur la vallée et les chambres à quelques 260$ la nuit.

Nous quittons ce bel ensemble touristique pour poursuivre notre promenade en direction du village de Runtun, un peu plus haut dans la montagne. A travers champs nous observons les différentes cultures présentes ici : maïs et tomates d’arbre. Il s’agit d’une sorte de tomate, allongée et au bout pointu, qui a un goût acidulé proche de la (du?) physalis. Quelques vaches paissent dans les pâturages, on se croirait presque en Normandie !!!

Petit tour dans le village qui ressemble plus à un hameau, les enfants sortent de l’école toute proche, vêtus de leurs uniformes... hola ! Buenas tardes !

Nous nous dirigeons ensuite vers le Mirador de la Virgen, autre point de vue en hauteur dominant Banos. Une gigantesque statue de la Vierge et l’Enfant est tournée vers la vallée en contrebas, et une impressionnante enfilade d’escaliers nous ramène jusqu’en ville.

Banos possède également de très bons restaurants : nous nous ferons un plaisir de manger mexicain, tacos, guacamole et tortillas !!! (ça change du poulet+riz+frites !)

Notre deuxième journée se passe à vélo. Nous louons 2 VTT (complètement pourris !) pour descendre la fameuse “Ruta de las cascadas” = route des cascades. Après quelques déboires avec les vitesses pas cohérentes et les pneus sous-gonflés de nos VTT, nous parvenons enfin à rouler et atteignons les cascades qui s’enchaînent tout au long de la route entourée de montagnes. Arrivés à la cascade “Manton del novia”, une nacelle perchée à 100m de hauteur nous amène au-dessus de celle-ci afin d’admirer la chute de plus près. Impressionnant !
Deuxième cascade impressionnante elle aussi, “el pavion del Diablo”, que l’on atteint après une bonne marche tout en descente au beau milieu de la forêt. Un pont suspendu nous offre un bon recul pour admirer les milliers de mètres cubes d’eau qui se fracassent sur les rochers en contrebas.
Nous mangerons notre pique-nique face à la chute qui dégage un sacré volume de décibels.
Nous reprenons nos vélos pour atteindre les 8 cascades de Manchay, quelques km plus loin. Il nous faut à nouveau suivre à pied un petit sentier qui grimpe dans la forêt pour pouvoir observer les différentes cascades, de la plus modeste à la plus majestueuse. Nous apprécions les petits bassins naturels pour y tremper nos pieds, et pas plus, car l’eau est vraiment glaciale !!!
Le retour sur Banos se fera dans le coffre d’un pick-up, avec les vélos... on ne va pas se remonter 20km de côtes non ! Ça va pas bien la tête !!!
A l’arrivée nous goûterons notre première bière équatorienne : une Pilsener, ça fait du bien !

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11 mai 2008

Spécial Fête des Mères... Equatorienne !!!

BONNE FETE A NOS MAMANS

QUE NOUS EMBRASSONS TENDREMENT

DEPUIS L'AUTRE BOUT DU MONDE !!!

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Salinas

Journée bus pour rejoindre le petit village de Salinas, perdu dans la montagne...

Nous arrivons en milieu d’après-midi dans ce qui nous semble -à première vue- “le trou du cul de l’Équateur”... A première vue seulement, car Salinas est un exemple de dynamisme et d’initiatives locales.
En effet, à peine arrivés, Luis -qui tient le très sympathique restaurant “El espiritu del pueblo” = l’Esprit du Peuple, où nous nous sommes rassasiés- nous emmène visiter plusieurs fabriques en activité dans Salinas. Tout d’abord la fabrique de chocolats... Oui, du CHOCOLAT !!! Nous avons juste le temps de voir les différentes salles avant que le personnel ne finisse de ranger et fermer les ateliers... nous reviendrons demain faire quelques emplettes gourmandes !!!
Juste à côté, l’atelier de CERAMIQUE nous ouvre ses portes. Nous y trouvons toute une tablée de jeunes filles entrain de préparer des cartes pour la fête des mères qui a lieu ce w-e, comme chez nous !
Ensuite, direction la fabrique de ballons de foot. Et oui, Salinas -environ 2000 habitants-possède son atelier de fabrication de ballons de foot !!! Une sorte baudruche en cahoutchouc est gonflée puis recouverte de fil synthétique -comme une pelote de laine- avant d’être plongée dans du latex. Après séchage, le moment est venu de coller les différentes pièces de plastiques aux couleurs variées. Il faudra ensuite placer le futur ballon dans un moule adapté pour le passer 2 minutes au four bien chaud afin de finaliser la réalisation. Un détail qui nous a surpris : les ballons fabriqués dans cet atelier et destinés aux centres commerciaux équatoriens sont marqués d’un “Made in Japan”... parce que ça se vend mieux comme ça : pitoyable non ? Alors que ceux destinés aux touristes étrangers portent fièrement “Hecho en Ecuador, Salinas” = fait en Equateur, Salinas.
Dernière fabrique pour aujourd’hui, celle du SOJA. Dans cet atelier sont fabriquées toutes sortes de produits à partir du soja : lait, fromage, tofu, gâteaux... Le responsable de l’atelier nous demande si en France les produits à base de soja sont bien implantés. Nous lui répondons que oui, maintenant on en trouve partout, que ce n’est plus une sorte de produit réservée aux boutiques bio.
Ainsi s’achève notre premier tour “guidé” de Salinas... nous laissons Luis et retournons dans notre hotel où un feu de cheminée a été préparé spécialement à notre attention : nous sommes les deux seuls touristes dans le village !!!

Après une nuit glaciale passée sous 4 couvertures, nous partons marcher dans la campagne environnante. La nature est aux portes du village, et il ne nous faut que quelques minutes de marche à peine pour nous retrouver en pleine verdure... Sapins, touffes d'herbes folles et autres végétations de montagne (nous sommes à 3550m d'altitude !) couvrent les pentes douces sur lesquelles nous nous promenons. Ce bain de nature nous fait un grand bien après les longues journées passées à Quito... Qu'il est bon de se mettre au vert ! Environ 3h de marche plus tard, nous sommes de retour sur Salinas après avoir traversé le petit hameau de Verde Pampa où quelques habitations sont faites de murs en terre.

A notre retour, l'appel des fabriques se fait entendre, et c'est à la fromagerie que nous nous rendons en premier... nous goûtons plusieurs sortes de fromages faits ici et nous craquons pour un gruyère et un fromage à l'origan... hummm Jean-Pascal est au paradis !!!
Direction ensuite la chocolaterie... et la aussi difficile de se restreindre !!! Chocolat noir, au lait, avec des noix... turron, nous prenons un peu de tout !!! Mais qui a dit que nous étions gourmands ?!!! Il faut se faire plaisir quand l'occasion se présente ! Le tout est de ne pas tout manger d'un seul coup... la tentation va être forte, mais il va falloir faire durer le plaisir !!!

Notre repas du soir commandé la veille chez Luis va nous faire exploser les papilles de bonheur : une FONDUE SAVOYARDE rien que pour nous avec les fromages de Salinas... Arf !!! Que du bonheur !!!

En cette 3eme journée sur Salinas, nous commençons notre journée chez Luis pour lui donner la liste des ingrédients nécessaires à la réalisation des recettes françaises que nous allons lui apprendre dans l'après-midi, sur sa demande. Et oui, Luis est curieux de connaître quelques astuces pour faire de belles crêpes, et nous lui avons proposé de lui apprendre 2 autres plats simples et économiques : le pain perdu, et le gratin dauphinois.

Nous partons ensuite en promenade vers le village de Pampabuela, toujours dans la nature avec les montagnes habillées de pâturages aux verts différents... Nous faisons un morceau de route avec Alex, un jeune de 12 ans qui s'en va nourrir ses cochons, avec son seau sur le dos... il nous propose de venir avec lui et nous acceptons de bon coeur. La discution va bon train tout au long du chemin, nous parlons famille, école -il passe au collège l'an prochain- et d'où nous venons. Nous assistons au repas des cochons qui seront un jour mangés quand toute la grande famille sera réunie (Alex a 6 frères et soeurs !) pour le carnaval. Chacun ensuite poursuit sa route, et les gens que nous croisons en chemin sont curieux de faire notre connaissance, de savoir où nous marchons comme ça, d'où nous venons, si Salinas nous plait... nous serrons des mains et offrons nos sourires à ces gens qui nous les rendent de bon coeur.

Nous sommes de retour sur Salinas et trouvons la place centrale en pleine activité : un championnat de volley (opposant différentes équipes de Salinas) est entrain de se jouer et de nombreux spectateurs (presque exclusivement masculins) observent avec attention le jeu. Nous gagnons le restaurant de Luis pour l'almuerzo du midi, alors que les joueurs -6 au total, 3 de chaque coté du filet qui est placé à 2,75m du sol !- se disputent encore les points du match.

Une fois notre repas avalé, c'est Luis que nous allons regarder jouer avec son équipe sur la place de Salinas. Rien ne vaut un bon match de volley -gagnant  en +!- avant un cours de cuisine !!! Pendant le match, un petit papy nous fait la causette, il veut savoir combien de temps dure le voyage en avion depuis la France, combien ça nous a coûté, depuis quand nous sommes en Equateur... la notion d'argent vient très rapidement dans les conversations, et il est dificile de faire comprendre aux gens que nous ne sommes pas si riches que nous le semblons être à leurs yeux...

Un changement de tenue plus tard, et Luis est fin prêt pour notre cours de cuisine. Nous passons donc derrière le bar et les clients que nous sommes deviennent "professeurs" pour quelques heures. Nous commençons par la pâte à crêpes, sans grumeaux svp, et pendant qu'elle repose tranquillement, nous montrons à Luis la marche à suivre pour faire du pain perdu. Nous goûtons le fruit de notre travail et Luis a l'air conquis par cette recette simple et pratique. C'est ensuite le tour du gratin : épluchage des pommes de terres de Salinas, du lait entier, un peu d'aïl... et pendant que le gratin cuit tranquillement, il est temps de goûter à nos crêpes !!! Jean-Pascal montre à Luis, très attentif, comment faire cuire correctement les crêpes... elles ne doivent être ni trop fines, ni trop épaisses. Après plusieurs essais, c'est à Luis de prendre la poële en main... concentré comme jamais, les premières crêpes ne sont pas évidentes, mais ensuite le coup de main est pris et on ne peut plus l'arrêter !!! Luis est devenu en quelques instants Mr crêpes !!

Nous nous retrouvons pour le repas du soir que nous partageons tous ensemble. Et devinez ce qu'il y a au menu ? Notre gratin dauphinois, qui a obtenu un franc succès... difficile d'en garder un peu pour la femme de Luis qui revient le lendemain ! C'est notre dernière soirée à Salinas où nous avons passé de très bons moments à discuter avec les gens, nous promener dans la nature, et aussi bien profité des produits locaux. Très sympathique étape dans notre périple équatorien !

C'est la tête pleine de bons souvenirs que nous disons au revoir à Luis le lendemain matin, avant de sauter dans le bus qui nous amène vers d'autres lieux...






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18 mai 2008

Cuenca et Chapeaux Equatoriens...

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Les célèbres chapeaux Panamas, faits ici à Cuenca

Après avoir fait étape à Alausi, nous voici arrivés à Cuenca par la très impressionnante route à flan de montagne, conduits par un conducteur de bus qu'on pourrait qualifier de Schumacher local...

"A peine 50 ans avant l'arrivée des espagnols, le puissant Inca Tupac-Yupanqui entreprit la construction d'une grande cité sur le site de l'actuelle Cuenca. Elle devait rivaliser en splendeur et en grandeur avec Cuzco, la capitale impériale. Les populations indigènes parlaient de temples du Soleil couverts de feuilles d'or et de palais construits par les maçons cuzquenos les plus adroits. Ce qu'il advint de Tomebamba, le nom de cette cité, reste nimbé de mystère...
Lorsque le chroniqueur espagnol Cieza de León vint dans la région en 1547, Tomebamba était déjà largement détruite. Il est difficile d'imaginer la magnificence de cette cité, dont il ne reste que quelques murs, récemment mis au jour près de la rivière.
En 1999, Cuenca a été inscrite au Patrimoine Mondial de l'Humanité (UNESCO)
." Infos Lonely Planet.

Notre première promenade dans les rues de Cuenca suffit à nous séduire... Nous découvrons une ville très agréable, avec de superbes bâtiments coloniaux et des édifices modernes, le tout dans un ensemble harmonieux. De nombreux magasins, restaurants et boutiques ponctuent les artères pleines de vie de la ville entourée de montagnes -Cuenca se situe à 2550m d'altitude ! Oui, définitivement oui, nous préférons déjà Cuenca à sa rivale, Quito.

Nous visitons le Centre Interaméricain d'Art Populaire, en bordure de la tumultueuse rivière Tomebamba. Puis c'est le tour des différentes fabriques/boutiques des célèbres chapeaux malnommés "Panamas", puisqu'ils sont fabriqués ici en Equateur, et plus particulièrement à Cuenca et périphérie. Un peu d'Histoire... :

"Depuis + d'un siècle, l'article d'exportation le plus célèbre d'Equateur porte par erreur le nom d'un autre pays. Pour tout équatorien, le panama est un sombrero de paja toquilla (chapeau de paille souple) et, pour le connaisseur, un montecristi, du nom de la ville la plus renommée pour sa fabrication.
Le quiproquo date des années 1800, quand des commerçants espagnols commencèrent à exporter les chapeaux via le Panama. Au cours du 19eme siècle les ouvriers du Canal de Panama portèrent ces chapeaux légers et solides pour se protéger du soleil tropical, les associant un peu plus encore avec le Panama.
Ils sont fabriqués avec les frondes fibreuses du palmier toquilla (Carludovica palmata), qui pousse dans les terres humides et vallonnées de la côte centrale équatorienne, notamment autour de Montecristi et Jipijana. Quelques pays asiatiques et sud-américains ont essayé de faire pousser cet arbre pour concurrencer l'Equateur, mais aucun n'a pu obtenir des frondes de qualité satisfaisante.
La réalisation de ces chapeaux nécessite un long travail. On récolte d'abord les pousses des palmiers juste avant qu'elles ne soient ouvertes. L'étape suivante consiste à battre les pousses sur le sol, puis à les ouvrir à la main pour en extraire les longues fibres, fines et plates. Celles-ci sont ensuite bouillies dans d'immenses cuves d'eau pendant 20 à 45 minutes environ et séchées au soleil pendant 3 jours. Certaines sont plongées dans du souffre pour être blanchies, mais cette technique a tendance à disparaître au profit de produits moins toxiques, alors que d'autres sont teintes. En séchant, les fibres se rétrécissent et s'enroulent jusqu'à former des fils longs que l'on tissera.
Ces fils sont pour la plupart achetés par des entreprises de Cuenca et des environs, centre de l'industrie chapelière. Le tissage lui-même est difficile et la qualité du chapeau qui en résulte dépend uniquement de l'habileté de la personne qui le tresse. Les chapeaux sont ensuite classés selon la densité du tissage, on trouve généralement 4 catégories : standard, supérieur, fino et superfino. En plaçant un superfino devant la lumière, les mailles sont si serrées qu'on ne voit aucun interstice. Les plus fins peuvent se rouler et passer à travers une bague !!!
Une fois les chapeaux tissés, il faut les blanchir, les teindre ou bien conserver leur couleur naturelle selon le fini souhaité, puis les mettre en forme (thermoformage à l'aide de vapeur d'eau) et enfin les orner d'un bandeau. Les prix vont de 10$ pour un chapeau standard à plus de 675$ pour un superfino ! Et les prix sont plus que triplés en dehors du pays...
" Infos Lonely Planet.

Nous découvrons les beaux chapeaux blanc et noir qui, une fois mis sur la tête, donnent un petit air de star... mais avant d'acheter, il faut faire le tour de plusieurs endroits !

Une nouvelle journée commence avec la visite du grand Musée Pumapungo, qui présente ludiquement toutes les différentes ethnies vivant en Equateur. Les arts sont aussi mis en valeur avec la céramique, le tissage et le travail du fer. Un vaste parc montre les reste de la cité inca de Tomebamba, ainsi qu'un éventail des différentes plantes culinaires et médicinales que l'on peut trouver dans le pays. Une grande serre nous permet d'observer de nombreux perroquets, perruches et rapaces.

Nous allons ensuite visiter le dernier -et pas des moindres- atelier/boutique de chapeaux, où Jean-Pascal trouve SON chapeau... un petit bijou de chapeau au tressage fino. Il n'y a pas à discuter, mon homme a vraiment une tête à chapeau !
Retour à l'une des autres boutiques visitées la veille pour finaliser les achats avec les chapeaux d'Olivier, Loïs et moi-même... et tout le monde aura son couvre-chef !!!

Aujourd'hui, journée tranquille, d'autant plus que le ciel déverse des quantités d'eau inimaginables... et demain nous reprenons la route vers le sud du pays, un peu plus près du Pérou que nous rejoindrons bientôt !

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20 mai 2008

Loja

De Cuenca, nous partons après avoir fait un saut à la Poste, où nous voulions expédier notre 4ème colis... les tarifs nous feront finalement attendre le Pérou (en espérant que ça soit moins cher...) !! Direction Loja, avant dernière étape de notre périple équatorien qui aura finalement duré plus que prévu, et c'est tant mieux ! (oui, rappelez-vous, après notre mauvaise passe à Quito, c'est à peine si nous voulions visiter ce pays... heureusement que nous avons changé d'avis !)

5h de bus dans les montagnes... sans commentaire ! Burp ! Nous arrivons à Loja où pour la première fois depuis que nous sommes en Equateur les regards des autochtones s'attardent sur nous. Rien à voir avec les regards subits en Inde, mais on se sent tout de même observés, dévisagés parfois. Bizarre ! La ville est pourtant assez étendue, réputée pour ses universités, vivante, moderne...

Après une nuit réparatrice, nous visitons les centre-ville de Loja et ses monuments : Plaza de Armas, Eglises, Porte de la ville, et autres places et petits parcs... nous décidons finalement de ne pas aller jusqu'à Vilcabamba et sa fameuse vallée de la longévité. Le Pérou sera donc pour demain !

Dernier repas équatorien avec plusieurs spécialités locales que nous n'avions pas encore eu l'occasion de goûter : les humitas, mélange sucré-salé fait de farine de maïs et de fromage, les tamales, là aussi fait de farine de maïs, de poulet, de petits légumes, et enfin les empanadas (que l'on connaissait déjà) à la banane plantain et poulet. Désolée, mais pas de photos pour ce repas typique !!!

Demain, 8h de bus nous attendent pour rejoindre Piura, notre première étape péruvienne... nous avons déjà hâte d'y être !!!

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