10 juin 2008
Trek du Tour de l´Alpamayo du 3 au 10 juin 2008 +quelques vidéos !!!
Après Chachapoyas et la forteresse de Kuelap (3100 m.) à nous les hauteurs de la Cordillère Blanche !
Nous avons décidé de partir faire le très beau trek autour de l’Alpamayo, mêlant hauts cols, vastes vallées verdoyantes et glaciers géants...
Pour ce trek, nous partons en autonomie, c’est à dire seuls, sans agence, sans burros (ânes) pour nous porter le matériel dont nous avons besoin... Et il en faut des choses lorsqu’on part comme ça !
Huit jours de Trek, c’est...
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Objets |
Poids (Grammes) |
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2 Sacs à dos 55 litres + 10 |
4000 |
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2 Sacs de couchage |
2400 |
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Tente 2 personnes |
5000 |
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2 Tapis de sol |
700 |
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Fringues |
4000 |
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Sandales après marche |
700 |
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Bazar (frontales, carte, etc) |
1000 |
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Cuisinière + combustible + vaisselle |
2500 |
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2 Gourdes |
500 |
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Soupe en sachets |
480 |
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5 Boîtes de thon |
850 |
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2 Pains de mie |
1220 |
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3 Sachets sauce tomate |
480 |
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Sachets de nouilles rapides |
595 |
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Nouilles |
400 |
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Riz |
1000 |
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Tomates |
1000 |
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Saucisson en tranches |
150 |
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Fromage en tranches |
400 |
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Sel |
125 |
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Barres de céréales |
252 |
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Abricots secs |
200 |
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Bonbons |
288 |
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Sucre |
250 |
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Thé |
38 |
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Avoine au quinoa |
400 |
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Craquers |
224 |
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2 Pots de confiture |
600 |
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Mini trousse de toilette + trousse de secours |
500 |
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TOTAL pour 2 personnes |
30 252 |
Les petits escargots que nous sommes ont maintenant leur maison sur le dos, et partent pour 8 à 9 jours de trek (nourriture prévue pour 9 jours).
1er jour (6 heures de marche, +1070 m. -21 m. de dénivelé)
Départ de Huaraz en combi vers 5h du matin. Arrivée à Caraz où nous attendons plus d’une heure que le taxi collectif se remplisse pour partir à Cashapampa. De Cashapampa, re-taxi collectif pour Huancarhuaz où notre trek commence, il est 9h45 et le soleil tape déjà fort. Il nous faut rejoindre Hualcayan, “à 50 minutes de marche”, selon le monsieur responsable du bureau du Parc National du Huascaran... Bref, 2h35 plus tard après une interminable montée (qui ne fait que commencer !) nous arrivons au fameux village de Hualcayan, affamés. Premier pique-nique de la semaine dans l’épicerie du village (du hameau même devrais-je dire) et nous nous lançons dans la très longue montée vers le premier campement, Wishcash 3900 m.
Fatigués de cette première longue journée de marche avec nos gros sacs, et ne voyant toujours pas le campement approcher, nous décidons de planter la tente sur le chemin... Seul endroit à peu près plat pour recevoir notre tente...
2eme jour (5h44 de marche, +928 m. -130
m. de dénivelé)
Nous nous levons tôt, courbaturés de notre première journée de marche-portage et de notre nuit “glissante” dans la tente... Il va falloir que nos corps se fassent au portage du lourd chargement et aux nuits glacées en altitude...
Nous nous mettons en route après notre petit déjeuner composé de thé, craquers + confiture et de “porridge” au quinoa saveur cannelle et clou de girofle... Hum !
Cette deuxième journée est un peu moins dure que celle de la veille, nous trouvons peu à peu notre rythme avec nos sacs qui pèsent sévèrement sur nos épaules. Nous passons la lagune Yanacocha et bientôt devant nous, complètement isolée, une construction où se trouve un homme-gardien-météorologue. Il est là 10 jours, puis un collègue prend sa place, etc... Peu après, nous posons notre campement au-dessus de la belle petite Lagune Cullicocha (4650 m.) Le terrain est plat comme une crêpe, ça va nous changer de notre première nuit en pente ! Nous nous installons sur cet emplacement paradisiaque tout en profitant du soleil de fin de journée...
Spécial Anniversaire de Papounet, la vidéo !!! (enfin !)
Un suisse dont la femme ne se sent pas très en forme (gros mal de tête) vient nous taper la discute, nous ne sommes pas les seuls marcheurs en solo dans le coin ! Plus tard, en contrebas, nous verrons une autre tente se monter au bord de l’eau.
Dîner soupe à la tomate + nouilles, perchés sur un rocher face à la lagune...
3eme jour (8h18 de marche, +794 m. -1199
m. de dénivelé)
Le froid ne nous a pas laissé dormir en continu malgré plusieurs couches de vêtements et nos duvets bien chauds... Nous trouvons un environnement tout blanc, complètement gelé à la sortie de la tente, il a du faire quelque chose comme -10˚C cette nuit, brrr !
Au bout d’une heure de marche, nous atteignons notre premier col, la plus haute altitude de tout notre trek : le Col d’Osoruri, 4860 m. Ça redescend puis ça remonte vers le deuxième col de la journée, le Col de Vientunan, ou col de Los Cedros, à 4770 m. d’altitude.
La descente ensuite vers la vallée de l’Alpamayo est interminable, et nos jambes flageolent sous les amortis trop souvent répétés, amplifiés avec le poids du sac...
Enfin, la Quebrada Alpamayo défile sous nos jambes fatiguées, et nous profitons du soleil pour faire sécher les toiles de tente et déguster notre pique-nique rapidement.
La vallée n’en fini pas et s’étire en longueur au fur et à mesure que nous avançons... Heureusement, quelques km avant le campement, notre première vue sur le sommet de l’Alpamayo (5947 m.) et sa forme pyramidale surprenante nous donne du courage pour atteindre le campement de la Lagune de Jancarurish, 4220 m.
Nous faisons ici la connaissance d’Erasmo, “arriero” (personne qui s’occupe des mules) d’Abel, guide et de Chaï, leur client israélien, qui eux aussi font le trek du tour de l’Alpamayo. Nous plantons la tente avec ce soir des voisins tout près, ça fait bizarre ! Petite balade à la lagune et ses eaux bleu turquoise pour Jean-Pascal tandis que je monte le camp...
L’Alpamayo est l’objet de toutes les photos, avec la lumière qui baisse il change d’aspect, le relief se marque et les ombres se creusent... On ne se lasse pas de l’observer !
4eme jour (7h22 de marche, +878 m. -1046 m. de dénivelé)
Le froid a encore frappé... Nous avons dormi par intermittence. Petit déj’ et pliage du camp, et en avant pour le Col de Caracara : 600 m. de dénivelé positif au saut du lit, ça réveille ! Heureusement la vue récompense nos efforts matinaux : sur fond de ciel bleu, l’Alpamayo enneigé apparaît au-dessus de la Lagune bleu-vert de Jancarurish, splendide spectacle de couleurs juste sous nos yeux... D’autres sommets se disputent la place de la plus belle montagne, nous en prenons plein les yeux !
Les derniers mètres du col sont difficiles, des bourrasques de vent violents nous font presque nous envoler malgré le poids de nos sacs. Et c’est en équilibre contre le vent que nous gravissons les derniers pas qui nous mènent au Col de Caracara, 4830 m.
La descente est plus tranquille, et après notre pause midi, nous attaquons le deuxième col de la journée : le Col de Mesapata, 4460 m.
Redescente et trèèès longue marche dans la Quebrada Tayapampa pour atteindre le campement de Huilca, à 4050 m. D’altitude, où se trouvent quelques habitations quechua. Nous sommes toujours en compagnie d’Erasmo, Abel et Chaï, nos voisins de trek.
5eme jour (7h14 de marche, +652 m. -1072 m. de dénivelé)
La couverture de survie étalée hier soir sous nos tapis de sol nous aura évité l’humidité du sol et donc aussi un peu de froid... Il était temps que l’on trouve quelque chose ! Avec le froid, un des arceaux de notre tente louée pour l’occasion nous lâche dans les mains... Ce soir, une séance de bricolage nous attend !
Nous partons de bon matin à l'assaut du Col de Yanacon, 4610 m. Il n’y a pas de sentier tracé au début et nous nous retrouvons face à un véritable mur vertical, après avoir traversé comme on pouvait une longue vallée. Nous avons vraiment la sensation d’être devant quelque chose d’infranchissable. L’expression “au pied du mur” prend ici tout son sens... Mais d’après la carte, et les indications d’Erasmo données ce matin, ça ne peut être que là !
Nous avançons donc dans un premier temps hors sentier, puisqu’il n’y en a pas... en direction du “mur”. Après avoir perdu pas mal d’énergie et de temps à chercher le précieux sentier (puisqu’il DOIT y en avoir un), nous trouvons enfin presque par hasard LE fameux sentier qui nous mène tout en haut de ce fichu col...
Pause au sommet avec une vue impressionnante sur le Pucajirca Norte (6046 m.) avant d’attaquer la descente, qui dans les premiers mètres s’avère assez terrifiante... (on dirait pas mais c’est trèèès raide et vraiment très glissant !)
Après ce passage toboggan, changement complet d’univers pour poursuivre notre descente dans une nature florissante aux senteurs printanières... C’est un bonheur après la difficile étape du col. Vaches, veaux et chevaux font partie de ce décor enchanteur baigné de soleil. Malgré le cadre magnifique, la descente nous fait tout de même souffrir et nous avons hâte d’arriver au camp. Le poids du sac pèse lourd sur nos jambes fatiguées des efforts de la matinée...
Enfin, nous arrivons au campement de Jancapampa (3620 m.), accueillis par les habitants quechua nous proposant quelques boissons rafraîchissantes (et oui, coca cola est partout...). Superbe vue sur le glacier Pucajirca qui semble nous tomber sur la tête.
Séance bricolage et nous réussissons à réparer notre tente avec l’aide de Chaï.
6eme jour (7h36 de marche, +1013 m. -631
m. de dénivelé)
Nous n’avons pas eu froid ! Il faut dire que nous avons dormi à notre plus basse altitude de tout le trek...
Direction ce matin le Col de Tupatupa (4360 m.) parmi un cadre féérique... Les habitations quechua, les champs de blé, d’orge, les forêts d'eucalyptus et les sommets Pucajirca Norte, Ouest et Central nous offrent des vues de “cartes postales”...
C’est guidés par deux jeunes bergères menant leur troupeau aux pâturages que nous arrivons au Col de Tupatupa, après une très longue et pénible montée.
Descente puis remontée jusqu’au campement au Lac Huecrucocha (4000 m.) après une traversée de rivière assez acrobatique (pas de pont !!).
7eme jour (8h25 de marche, +1324 m. -1094
m. de dénivelé)
Pour la première fois depuis le début de notre trek, le soleil est au rendez-vous ce matin, et nous chauffe avec ses rayons, qui d’habitude sont coupés par les montagnes environnantes.
Nous quittons notre campement par un agréable sentier longeant le lac, bordé d’arbres. Nous montons vers le Col de Pucaraju (4640 m.) au milieu des fleurs et des vaches qui broutent paisiblement. Vue sur le Taulliraju (5830 m.). Du sommet du col, nous voyons le Col de la Punta Union (4750 m.), traversé lors de notre premier trek dans la Cordillère Blanche, en Sept 2005.
Notre étape de ce jour devait s’arrêter avant l’ascencion de ce col, le dernier du trek. Mais, motivés comme jamais, nous décidons alors de continuer notre marche jusqu’au campement de Taullipampa, situé après le Col de la Punta Union.
Descente éprouvante depuis le Col de Pucaraju jusqu’à la Lagune Morococha où nous pique-niquons à 100 à l’heure à cause d’une averse soudaine. Nous disons au revoir à Erasmo, déjà installé pour le campement et nous attaquons la montée vers le Col de la Punta Union.
Notre quasi-solitude des jours derniers se termine avec la jonction du célèbre trek de Santa Cruz qui passe par ce col, emprunté par de nombreux groupes.
Nous terminons notre ascension sous la grêle, et c’est avec la neige que notre descente s’achève, sous un ciel très chargé.
Montage du camp en 4eme vitesse, la neige s’étant transformée en une petite pluie qui s’est très vite arrêtée pour laisser place au fur et à mesure à un ciel dégagé.
Petite soupe d’urgence sous la tente à Taullipampa (4250 m.). Nous avons gagné une journée en faisant les deux cols dans la même étape, donc nous pouvons manger une double ration ce soir, c’est la fête !!!
8eme jour (6h11 de marche, +58 m. -1304 m.
de dénivelé)
Ce matin, festin au petit déj’ avec du chocolat fondu dans notre “porridge” habituel...
Nous entamons ensuite la descente, contents de terminer ce trek par une étape que nous pensons assez facile. C’est sans compter le fait que nous parcourrons à nouveau deux étapes en une seule. Et même si ça ne fait que descendre, c’est très long, et le poids du sac (bien que plus léger qu’au début du trek) pèse toujours sur nos articulations fatiguées.
Nous arrivons donc flapis à Cashapampa (2970 m.) où, après 1h30 d’attente, nous montons enfin dans un taxi collectif en direction de Caraz, puis nous prenons au vol un combi pour rejoindre enfin Huaraz. Le trek est fini !
Pour notre première expérience de trek en autonomie complète, nous faisons un petit bilan :
Une petite dizaine de jours, en ne mangeant pas beaucoup, est la durée maximum que nous pouvons endurer, par rapport au poids du sac à ces altitudes (+ de 4000 m. en moyenne)
Nous sommes partis avec le strict minimum concernant la nourriture, exemple d’une journée type :
Petit déj’ = 1 sachet de thé pour 2, 4 crackers + confiture pour 2, porridge sucré.
Midi = 3 tartines de pain de mie chacun avec 1 boite de thon pour 2 ou 3 tranches de saucisson chacun, + 1 tranche de fromage chacun et une tomate pour 2 pendant 5 jours. (Il est loin le temps des randos dans les Pyrénées avec le casse croûte au jambon de pays et fromage d’Ossau avec compote en dessert...)
Soir = riz + sauce tomate ou soupe + nouilles rapides
Pendant la journée : vers 9h, 1 barre de céréales chacun, ou quelques abricots secs, et quand on a un coup de mou, un p’tit bonbon acidulé !
Et malheureusement, pas de goûter, à part la soupe d’urgence de l’avant dernier jour...
Bientôt, plein de vidéos du trek !!!
12 juin 2008
Spécial Anniversaire Anne !
Et oui, cette année, je fête mes 25 ans à l'autre bout du monde...
Au menu du repas d'anniversaire, crêpe salée en entrée, suivie d'une truite aux amandes pour moi, et d'un lomo saltado pour Jean-Pascal. Un délice !!!
Repas au Bistro de los Andes
Et ça y est, 25 ans !!!
15 juin 2008
Spécial Fête des Pères !
Depuis les montagnes où nous étions ce jour-là, nous vous souhaitons, à vous nos chers papas, une
TRES BONNE FETES DES PERES !!!
Plein de bises de notre part depuis le Pérou !
Nous pensons bien à vous...
Anne et Jean-Pascal
16 juin 2008
Ascension du Pisco, 5750 m.
Après quelques jours de repos bien mérités sur Huaraz, à profiter de la douche chaude, d´un lit moelleux et de bons repas consistants, nous décidons de remettre ça ! Ça, c´est à dire non pas un trek, mais une ascension !!!
Nous étant renseignés au préalable sur les différents sommets accessibles à notre niveau, notre choix s´est tourne vers le Pisco, 5750m., sommet offrant une vue panoramique spectaculaire sur plusieurs grands sommets andins, dont le célèbre Nevado Huascaran (le plus haut sommet du Pérou et 2eme plus haut d´Amérique du Sud).
Nous avons donc rencontre un guide à la Maison des Guides de Huaraz et nous sommes mis d´accord pour un départ le 14 juin.
1er jour
Départ 7h30 de Huaraz, arrivée a Cebollapampa vers 10h30, début de la marche d´approche pour le Camp 1 du Pisco a 11h. Trois bonnes heures plus tard, nous sommes au campement à 4665m., et installons la tente en dessous du premier refuge péruvien (qui en fait est italien !) que nous rencontrons dans la cordillère blanche. Le temps est couvert, mais pas désespéré, nous croisons les doigts pour qu´il ne se dégrade pas... car demain nous rejoignons le Camp 2 à 5000m.
2eme jour
Il a neigé toute la nuit par intermittence... à notre réveil, la nature est complètement recouverte d´un manteau blanc. C´est la désolation pour notre ascension... Aie aie aie !!! De la neige en Juin !!! Les guides présents sur le Camp n´en reviennent pas, c´est bien la première fois qu´ils ont a faire à un temps comme ça à cette période là ! Le monde va mal, et il faut que ça tombe sur les 3 jours où l´on décide de nous offrir le Pisco...
La journée passe, nous décidons avec le guide de ne pas monter au Camp 2 et d´attendre si une amélioration se présente, pour un éventuel départ depuis le Camp 1. Journée d´attente, très longue, quelques micro-éclaircies sans efficacité sur le mauvais temps qui stagne, nous squattons le beau refuge très bien tenu afin de ne pas mourir congelés...
Nous en profitons pour donner une petite leçon de français au jeune chef cuisinier péruvien (qui parle déjà italien !) contre 2 cafés au lait !!! Business business !
Le temps dehors ne s´améliore toujours pas, la météo était pourtant fiable depuis plusieurs jours... c´est la déprime sous la tente !
Nous avons de nouveaux voisins ce soir, 2 espagnols de Cadix (?) -proche du Maroc- qui sont accompagnés de leur guide et arriero. Tout en discutant à l´abris de la neige, ils nous invitent à diner avec eux... très sympathique soirée animée par l´expérience du guide Maximo, nous racontant des histoires vécues plus surprenantes les unes que les autres...
3eme jour
Nous nous levons à minuit et demi pour tenter l´ascension du Pisco. Le ciel est toujours chargé, mais vamos a ver !!! (on va voir !)
Nous attaquons donc la montée de nuit, éclairant le sentier avec nos lampes frontales. Nous devons traverser une morraine -formation de grosses pierres plus ou moins stables (JP dit : on dirait le Balaitous par le Las Neous !) qui sont en plus gelées, donc assez glissantes- avant d´attaquer le glacier.
Une fois au glacier, la neige tombe de plus belle, le vent souffle et le froid nous glace. Au vu des conditions climatiques, nous ferons un point une fois arrivés au col, à 5300 m.
Harnachés de notre équipement de haute montagne (crampons, baudrier, batons de marche, piolet, corde) nous attaquons l´entrée du glacier qui se présente sous la forme d´un mur de glace ! Ça commence fort, mais on aime ça !!!
Après quelques errances dans la neige fraîche, qui a recouvert complètement la trace menant au sommet, et le temps ne s´améliorant pas, arrivés à 5160 m., nous décidons de faire demi tour...
Redescente sur nos traces (déjà parfois effacées par le vent violant qui nous fouette le visage...) et nous enlevons tout le matériel avant de reprendre le chemin du Camp 1, déçus.
Nous souhaitons bonne chance aux espagnols pour leur ascension du lendemain... si le temps le permet aussi, et replions le camp pour regagner Huaraz en début d´après-midi.
C´est notre déception forte du voyage... mais on ne peut pas forcer la montagne quand elle ne veut pas de nous !
21 juin 2008
Ascension du Pisco, 5750 m. 2ème tentative !
Rentrés sur Huaraz le 16 dans l'après-midi, le beau temps nous nargue dès le lendemain matin, avec une vue sur les montagnes sans aucun nuage... nous nous levons avec amertume, en constatant qu'à un jour près, l'ascension aurait se faire...
Remontés comme jamais, nous décidons de faire le tour des agences (exit la Casa de Guias cette fois) afin de nous renseigner sur les prix pratiqués pour une éventuelle ascension, en 2 jours cette fois.
Nous retournons voir l'agence avec laquelle nous étions partis en trek lors de notre première venue au Pérou, et c'est avec elle finalement que nous nous engageons, après avoir rencontré le guide qui nous accompagnera.
Pisco, nous revoilà !
1er jour
Le lendemain, nous partons donc pour Cebollapampa, accompagnés de Juventino, notre guide avec qui le courant passe déjà très bien.
Le temps est radieux, aucun nuage ne tache le ciel, nous sommes ravis !
Nous décidons de nous arrêter au Camp de Base 1 du Pisco, d'où nous partirons dans la nuit pour le sommet.
Nous retrouvons dans l'après-midi Aurélie et Thierry, avec qui nous avions sympathisé quelques jours plus tôt à l'hôtel et qui tentaient l'ascension le matin même. Ils nous racontent leur ascension : sublime !
Nous croisons les doigts pour que le temps se maintienne au moins jusqu'au lendemain matin...
Repas du soir consistant, vive l'organisation par agence ! Pour nous c'est du luxe... et zouh, au dodo !
2ème jour
0h45, nous sortons des duvets pour nous préparer et avaler un rapide petit-déjeuner. Il est 1h45 lorsque nous partons affronter la moraine. Le ciel est dégagé et la lune encore pleine nous sert de lampe naturelle... c'est vraiment exceptionnel de pouvoir marcher ainsi sans nos frontales...
Environ 2h plus tard, nous sommes à l'entrée du glacier, et nous nous équipons pour la montée sur glace.
Le panorama est déjà fantastique, le Pisco nous tend les bras !
Toujours éclairés par la lune, nous évoluons sur le glacier et profitons bientôt d'une sublime lumière de lune se réfléchissant sur le Huandoy (6395 m.)... c'est féérique !
Lever de soleil quelques minutes plus tard, les montagnes se teintent de doré... nous ne pouvons qu'admirer la beauté du paysage !
Nous continuons notre progression vers le sommet. Les 200 derniers mètres sont les plus éprouvants, l'altitude rendant plus difficile notre respiration. Un dernier mur à escalader, et nous sommes au sommet. Il est 7h20 du matin. Ça y est, nous y sommes !!! L'émotion est au rendez-vous... et nous profitons les premiers d'un panorama à couper le souffle !
Vue époustouflante sur le Huandoy, le Chopicarqui (6354 m.), l'Alpamayo (5947 m.), le Chacraraju (6112 et 6001 m.), le Nevado Piramide (5885 m.), le Huascaran (6768 m.) etc...
Nous remercions chaleureusement Juventino, notre guide, pour cette ascension réussie ensemble. Après environ 20 minutes de mitraillage photographique de tous les côtés, nous entamons la redescente, des images encore plein les yeux. De superbes paysages nous accompagnent tout au long de notre retour, nous n'avons pas fini de nous en mettre plein les yeux !
Arrivés à la fin du glacier, nous enlevons notre matériel, ainsi que quelques couches de vêtements car le soleil chauffe. Nous mangeons un peu et immortalisons nos pantalons chauds de location avec quelques clichés (vive Josiane Balasko dans "Les Bronzés font du ski" !).
Retour au Camp de Base 1 par la moraine. Il est 11h30, nous préparons le repas et replions le campement. Dernière descente, fatigante, pour rejoindre Cebollapampa où un taxi nous attend. Nous avons 11h de marche dans les jambes... et avalé 1300 m. de dénivelé positif, et 2000 m. de dénivelé négatif...
Nous sommes vraiment ravis de cette 2ème tentative effectuée dans des conditions climatiques parfaites, et en compagnie d'un guide très compétent et agréable à vivre. Merci Juventino ! Finalement, nous l'aurons vaincu ce Pisco !
23 juin 2008
Retour...
Et oui, toutes les bonnes choses ont une fin... et notre voyage aussi !
Nous avons décidé de rentrer un peu plus tôt que prévu, ça y est, les
billets sont achetés (snif !)
Nous partirons donc le 18 août de Buenos
Aires en Argentine...
Nous serons bientôt parmi vous !
Mais continuez a nous suivre et a nous laisser vos commentaires, le blog poursuit son activité !
Plein de bises émues, Anne et Jean-Pascal
28 juin 2008
Ayacucho
Nous arrivons a Ayacucho de bon matin, apres notre trajet en bus de nuit depuis Lima. Nous terminons notre nuit dans le lit douillet de notre chambre d´hotel avant d´aller découvrir les rues pleines d´activité de la ville d´Ayacucho.
De nombreuses églises jalonnent les rues de cette ville, et la Place d´Armes ou Placa Mayor, est particulierement fréquentée par les locaux. Les bancs sont occupés par de multiples petits vendeurs, cireurs de chaussures et photographes aux appareils datant du siecle dernier (appareils a soufflet, sur trépied)...
Nous visitons le deuxieme jour le Musée Archéologique, un peu ex-centré, en plein quartier des écoles et universités ou les jeunes remplissent les trottoirs. Un petit tour dans un jardin de cactus nous permettra de voir des milliers de sauterelles ou criquets squattant les cactus sans aucune gene des nombreuses épines les recouvrant.
Derniere journée tres tranquille, visite du marché, sirotage de jus de fraise au lait (hummmm) bouquinage sur un banc de la Placa Mayor... nous prenons ensuite notre bus pour 10h de shaker sur la route de montagne défoncée menant a Andahuaylas... pour ensuite enchainer direct avec 10h autres heures de bus pour rejoindre enfin Cuzco, les oreilles martelées de musiques andine a répétition...
On s´en rapellera de ce trajet !
30 juin 2008
Cuzco, Pisac et Moray
Nous arrivons enfin a Cuzco, apres notre long et cahotique périple en bus depuis Ayacucho... Nous retrouvons le quartier tout en pentes et montées de San Blas, ou nous nous établissons pour les quelques jours a venir.
Le Samedi a Cuzco est synonyme de beaucoup de monde... touristes en masse, mais aussi vendeurs en tous genres qui nous abordent toutes les 3 minutes pour tenter de refourguer leurs marchandises... A la fin de la journée, notre patience est tres limitée et ce soudain afflux touristique nous énerve...
Dimanche, direction de bon matin le marché de Pisac, a environ 30 km de Cuzco. Nous profitons des allées encore calmes de la place principale, ou les marchands terminent de s´installer, avant l´arrivée des groupes venant de Cuzco en "tour organisé". Nous retrouvons avec bonheur LE four a empanadas et autres mets grillés, qui nous avait déja enchanté lors de notre premier passage ici il y a presque 4 ans. C´est vrai, ce sont les meilleures empanadas que nous avons mangées... tout juste sorties du four a bois hummm... miam !
Une fois rassasiés, petits achats, avec marchandage de rigueur !
Nous prenons ensuite un bus pour rejoindre les terrasses de Moray, a quelques km de la. Nous les atteignons apres une promenade d´une heure environ dans la belle campagne de la vallée sacrée, sur fond de montagnes enneigées. Le site de Moray comporte 3 ensembles de terrasses concentriques, ou chaque niveau était prévu a une sorte de culture, car bénéficiant de son propre microclimat. Rusés les Incas !
Nous rentrons sur Cuzco en fin d´apres midi et découvrons la ville presque endormie... ca change du samedi ! Nous apprécions la balade dans les rues désertées...
Lundi, journée shopping : galeries, ferias artisanales... Jean-Pascal souffre de me suivre dans chaque boutique... mais heureusement, un délicieux chocolat chaud (fait avec du vrai chocolat SVP !) lui fera oublier tout ca !!!
Ce passage a Cuzco nous aura plongé brutalement dans le Pérou touristique, ca nous fait bizarre apres les endroits beaucoup plus isolés que nous avons visités...
Mardi matin, direction Puno, la Bolivie se rapproche a grands pas !




















